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Topic: EINSTEIN OU POINCARE ?
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Pentcho Valev

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Registered: 12/13/04
Re: EINSTEIN OU POINCARE ?
Posted: Jan 7, 2013 3:51 AM
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Lavage des cerveaux: il faut modifier "fondamentalement la représentation que l'élève pouvait avoir de la manière dont se composent les mouvements" - ce qui est "assez naturel" pour un élève doit devenir absurde alors que ce qui est absurde doit devenir "assez naturel":

http://cache.media.eduscol.education.fr/file/SPC/50/4/Temps_et_relativite_221504.pdf
Ministère de l'éducation nationale: "Le programme ne retient des deux postulats d?Einstein que celui relatif à la constance de la vitesse de la lumière. (...) Le premier enjeu est de montrer le caractère tout à fait étonnant de ce postulat sans faire de la formule de composition galiléenne des vitesses un passage obligatoire. Il est sans doute assez naturel pour un élève de comprendre que s'il se déplace vers l'avant à 5 km/h dans un train, qui roule à 100 km/h par rapport au quai, alors sa vitesse par rapport au quai sera de 105 km/h, et que s'il effectue ce même déplacement vers l'arrière elle ne sera plus que de 95 km/h. On utilise ainsi une image issue de la mécanique et c'est l'aspect corpusculaire de la lumière qui est interpellé. On peut aussi chercher des images dans le domaine des ondes, largement abordé en classe de terminale, et s'intéresser alors à l'aspect ondulatoire de la lumière. Ce postulat modifie fondamentalement la représentation que l'élève pouvait avoir de la manière dont se composent les mouvements dans le cadre de la mécanique classique. (...) On peut souligner qu'il semble qu'Einstein, lorsqu'il publia son article sur l'électrodynamique des corps en mouvement en 1905, n'ait pas été influencé par le résultat négatif de l'expérience de Michelson et Morley."

On peut même expliquer le silence d'Einstein concernant l'expérience de Michelson et Morley: le résultat négatif de cette expérience confirma le fait que, pour la lumière, la formule de composition galiléenne des vitesses est correcte:

http://www.decitre.fr/livres/La-relativite.aspx/9782842450199
Banesh Hoffmann, "La relativité, histoire d'une grande idée", Pour la Science, Paris, 1999, p. 112: "De plus, si l'on admet que la lumière est constituée de particules, comme Einstein l'avait suggéré dans son premier article, 13 semaines plus tôt, le second principe parait absurde: une pierre jetée d'un train qui roule très vite fait bien plus de dégâts que si on la jette d'un train a l'arrêt. Or, d'après Einstein, la vitesse d'une certaine particule ne serait pas indépendante du mouvement du corps qui l'émet! Si nous considérons que la lumière est composée de particules qui obéissent aux lois de Newton, ces particules se conformeront à la relativité newtonienne. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de recourir à la contraction des longueurs, au temps local ou à la transformation de Lorentz pour expliquer l'échec de l'expérience de Michelson-Morley. Einstein, comme nous l'avons vu, résista cependant à la tentation d'expliquer ces échecs à l'aide des idées newtoniennes, simples et familières. Il introduisit son second postulat, plus ou moins évident lorsqu'on pensait en termes d'ondes dans l'éther."

http://www.amazon.ca/Introduction-relativit%C3%A9-James-H-Smith/dp/B003YEIA3S
James H. Smith: "Si la lumière était un flot de particules mécaniques obéissant aux lois de la mécanique, il n'y aurait aucune difficulté à comprendre les résultats de l'expérience de Michelson-Morley.... Supposons, par exemple, qu'une fusée se déplace avec une vitesse (1/2)c par rapport à un observateur et qu'un rayon de lumière parte de son nez. Si la vitesse de la lumière signifiait vitesse des "particules" de la lumière par rapport à leur source, alors ces "particules" de lumière se déplaceraient à la vitesse c/2+c=(3/2)c par rapport à l'observateur. Mais ce comportement ne ressemble pas du tout à celui d'une onde, car les ondes se propagent à une certaine vitesse par rapport au milieu dans lequel elles se développent et non pas à une certaine vitesse par rapport à leur source. (...) Il nous faut insister sur le fait suivant: QUAND EINSTEIN PROPOSA QUE LA VITESSE DE LA LUMIÈRE SOIT INDÉPENDANTE DE CELLE DE LA SOURCE, IL N'EN EXISTAIT AUCUNE PREUVE EXPÉRIMENTALE."

Pentcho Valev



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