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Topic: LA SCHIZOPHRENIE EINSTEINIENNE
Replies: 4   Last Post: Nov 24, 2013 3:53 AM

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Pentcho Valev

Posts: 3,226
Registered: 12/13/04
Re: LA SCHIZOPHRENIE EINSTEINIENNE
Posted: Nov 22, 2013 4:33 AM
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http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/recherche-innovation/recherche/221160264/physique-est-schizophrene
Marc Lachièze-Rey: "La physique est schizophrène (...) Cette situation particulière permet au physicien d'opérer : relativiste le matin, quantique le soir... mais schizophrène lorsqu'il tente de concilier les deux visions. C'est là que réside le problème fondamental de la physique d'aujourd'hui."

Le matin Thibault Damour n'est pas bien réveillé et les rêveries de la nuit sont comme réelles:

http://www.lepoint.fr/societe/le-createur-est-une-souris-de-laboratoire-12-07-2012-1697206_23.php
Thibault Damour: "Or, en physique, au moins depuis Einstein, le passage du temps est une illusion. Nous pouvons, de façon quasi instantanée, voyager dans le temps ; faire par exemple un saut de millions d'années dans le "futur". Cette prédiction de la théorie de la relativité a été vérifiée expérimentalement en mettant des horloges dans des avions volant autour de la Terre ; à leur retour, elles ne marquaient pas la même heure que celles restées à terre. C'est ce qui explique aussi pourquoi nous recevons sur Terre des particules élémentaires à la durée de vie si courte qu'elles ne devraient jamais parvenir jusqu'à nous. Si le temps n'existe pas, comme le suggère la science, cela peut changer notre façon d'appréhender la mort... Bien sûr, cela n'évacue pas la réalité phénoménologique des traces du passage du temps, car, dans l'espace-temps einsteinien intemporel, il existe des copies de nous jeunes et des copies de nous vieux. On peut estimer que la science ne nous donne pas accès à "la réalité", mais seulement à un modèle mathématique de la réalité, mais on peut aussi (ce que je préfère) suivre ses suggestions quand elles indiquent une nouvelle vision philosophique de la réalité. La science, loin d'évacuer le mystère existentiel, ne fait que l'approfondir."

Le soir est triste : on ne fait plus des sauts de millions d'années dans le futur ; hélas, les copies de nous jeunes n'existent plus:

http://hps.master.univ-paris7.fr/cours_du_temps.doc
Etienne Klein: "Aujourd'hui, L'astrophysicien Thibault Damour développe à sa manière des idées qui vont dans le même sens. Selon lui, le temps qui passe (qu'il sagisse d'un fait ou de notre sentiment) est le produit de notre seule subjectivité, un effet que nous devrions au caractère irréversible de notre mise en mémoire, de sorte que la question du cours du temps relèverait non pas de la physique, mais des sciences cognitives. Il écrit : « De même que la notion de température n'a aucun sens si l'on considère un système constitué d'un petit nombre de particules, de même il est probable que la notion d'écoulement du temps n'a de sens que pour certains systèmes complexes, qui évoluent hors de l'équilibre thermodynamique, et qui gèrent d'une certaine façon les informations accumulées dans leur mémoire. » Le temps ne serait donc qu'une apparence d'ordre psychologique : « Dans le domaine d'espace-temps que nous observons, poursuit-il, nous avons l'impression qu'il s'écoule "du bas vers le haut" de l'espace-temps, alors qu'en réalité ce dernier constitue un bloc rigide qui n'est nullement orienté a priori : il ne le devient que pour nous [35]. » L'existence même d'un « cours du temps », ou d'un « passage du temps », n'est ainsi que simple apparence pour de nombreux physiciens contemporains. Certains vont même jusqu'à considérer le passage du temps comme une pure illusion, comme un produit culturel abusivement dérivé de la métaphore du fleuve. C'est en effet la conception dite de l'« univers-bloc » qui semble avoir les faveurs d'une majorité de physiciens. Dans le droit fil de la théorie de la relativité, celle-ci consiste à invoquer un univers constitué d'un continuum d'espace-temps à quatre dimensions, privé de tout flux temporel : tous les événements, qu'ils soient passés, présents et futurs, ont exactement la même réalité, de la même façon que différents lieux coexistent, en même temps et avec le même poids ontologique, dans l'espace. En d'autres termes, les notions de passé ou de futur ne sont que des notions relatives, comme celles d'Est et d'Ouest. En un sens, tout ce qui va exister existe déjà et tout ce qui a existé existe encore. L'espace-temps contient l'ensemble de l'histoire de la réalité comme la partition contient l'uvre musicale : la partition existe sous une forme statique, mais ce qu'elle contient, l'esprit humain l'appréhende généralement sous la forme d'un flux temporel."

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?pause=442163
"Vous dites le temps c'est comme le paysage qui ne bouge pas..."
ETIENNE KLEIN: "Ça c'est une conception c'est pas forcement la bonne mais c'est celle que défend Einstein."
"C'est pas la vôtre?"
ETIENNE KLEIN: "Heu... disons que c'est une conception qui pose des problèmes quand on compare ce que dit la relativité d'Einstein à ce que dit une autre théorie physique qui s'appelle la physique quantique..."

Désespérés, les Einsteiniens regardent dans le noir du Cosmos mais la seule image qu'ils y voient ne fait qu'augmenter la tristesse:

http://k06.kn3.net/603FC1140.jpg

Pentcho Valev



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