Date: Feb 16, 2013 3:07 PM
Author: Pentcho Valev
Subject: L'épistémologie de Lakatos et la constance de la v<br>	itesse de la lumière

http://lesmardisdelaphilo.be/images/doc/powerpoint2bis.pdf
"L'épistémologie de I. Lakatos: Lorsqu'un programme de recherche est mis en difficulté, le scientifique s'efforce de modifier quelques hypothèses auxiliaires (la « ceinture protectrice ») pour conserver le « noyau dur » du programme."

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2002.eparvier_p&part=57217
"L'heuristique négative correspond au « noyau dur » du programme de recherche. Ce dernier incarne les croyances empiriquement irréfutables des scientifiques appartenant au programme de recherche. Il représente un ensemble d'hypothèses dont la validation ou la remise en cause est interdite par l'heuristique négative ; l'heuristique positive permet la mise en place d'une « ceinture protectrice » autour du noyau dur. Lakatos précise que « c'est cette ceinture protectrice des hypothèses auxiliaires qui supporte les assauts des tests et qui est ajustée et ré-ajustée, ou même complètement remplacée, pour défendre le noyau ainsi endurci »"

Le noyau dur, l'hypothèse fausse dont "la validation ou la remise en cause est interdite" à la fin du 19ème siecle, c'est: La vitesse de la lumière ne dépend pas de la vitesse de la source émettrice.

La ceinture protectrice à laquelle recourent les scientifiques c'est "la contraction des longueurs", le "temps local" et "la transformation de Lorentz":

http://www.decitre.fr/livres/La-relativite.aspx/9782842450199
Banesh Hoffmann, "La relativité, histoire d'une grande idée", Pour la Science, Paris, 1999, p. 112: "De plus, si l'on admet que la lumière est constituée de particules, comme Einstein l'avait suggéré dans son premier article, 13 semaines plus tôt, le second principe parait absurde: une pierre jetée d'un train qui roule très vite fait bien plus de dégâts que si on la jette d'un train a l'arrêt. Or, d'après Einstein, la vitesse d'une certaine particule ne serait pas indépendante du mouvement du corps qui l'émet! Si nous considérons que la lumière est composée de particules qui obéissent aux lois de Newton, ces particules se conformeront à la relativité newtonienne. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de recourir à la contraction des longueurs, au temps local ou à la transformation de Lorentz pour expliquer l'échec de l'expérience de Michelson-Morley. Einstein, comme nous l'avons vu, résista cependant à la tentation d'expliquer ces échecs à l'aide des idées newtoniennes, simples et familières. Il introduisit son second postulat, plus ou moins évident lorsqu'on pensait en termes d'ondes dans l'éther."

Pentcho Valev