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Topic: EINSTEINIANA : LES CRANKS ET LES SAVANTS DE RENOM
Replies: 7   Last Post: Dec 9, 2013 8:26 AM

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Pentcho Valev

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Registered: 12/13/04
Re: EINSTEINIANA : LES CRANKS ET LES SAVANTS DE RENOM
Posted: Dec 4, 2013 7:35 AM
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http://www.academia.edu/5257860/DURING_Verite_et_imposture_au_sens_extra-moral_le_coup_de_Sokal_2013_
Elie During: "Ses adversaires ont souvent décrit Sokal en Grand Inquisiteur, dénonçant les faux prophètes au bénéfice de la communauté des savants et donc du genre humain. Mais il faut aller jusqu'au bout du raisonnement. Comme on sait, le Grand Inquisiteur est aussi le suprême imposteur ; il travaille pour le compte du démon à manipuler les hommes."

Donc Sokal n'est pas un savant de renom? Voyons:

http://howtoexperiment.com/experimentation-de-lepistemologie-charitable-grace-a-une-contribution-des-epistemologues-et-physiciens-alan-david-sokal-et-jean-bricmont/
Alan Sokal et Jean Bricmont: "Les astronomes ont observé au milieu du dix-neuvième siècle que l'orbite de Mercure était légèrement différente de celle prédite par la mécanique newtonienne : l'écart correspond à une précession ( lente rotation ) du périhélie ( le point de l'orbite le plus proche du Soleil ) de Mercure d'à peu près 43 secondes d'arc par siècle. Cet angle est extrêmement petit : une seconde d'arc vaut 1 / 3600 degrés et un cercle est divisé en 360 degrés. Différentes hypothèses furent avancées pour expliquer ce comportement anormal dans le contexte de la mécanique de Newton : par exemple, en conjecturant l'existence d'une nouvelle planète ( ce qui était naturel, vu le succès de cette approche dans la découverte de Neptune ). Néanmoins, toutes les tentatives faites pour détecter cette planète échouèrent. L'anomalie fut finalement expliquée en 1915 comme une conséquence de la théorie de la relativité générale d'Einstein. En effet, l'erreur aurait bien pu se trouver dans l'une des hypothèses additionnelles et non dans la théorie newtonienne elle-même. Par exemple, le comportement anormal de l'orbite de Mercure aurait pu être dûe à l'effet d'une planète encore inconnue, d'un anneau d'astéroïdes ou d'une petite asphérité du Soleil. Bien sûr, ces hypothèses peuvent et doivent être soumises à des tests indépendants de l'orbite de Mercure ; mais ces tests dépendent à leur tour d'hypothèses additionnelles ( concernant, par exemple, la difficulté de voir une planète très près du Soleil ) qui ne sont pas simples à évaluer. (...) Par ailleurs, le physicien Steven Weinberg ( Le rêve d'une théorie ultime, 1997, Odile Jacob, pages 91 et 92 ) observe qu'au début du vingtième siècle, il existait plusieurs anomalies dans la mécanique du système solaire : non seulement celle de l'orbite de Mercure, mais aussi celles des orbites des comètes de Halley et d'Encke ainsi que de la Lune. On sait maintenant que ces dernières étaient dues à des erreurs dans les hypothèses additionnelles on n'avait pas bien compris l'évaporation des gaz des comètes et les forces de marée agissant sur la Lune et que seul l'orbite de Mercure constituait une véritable réfutation de la mécanique newtonienne. Mais ce n'était nullement évident à l'époque."

C'est contradictoire bien sûr. S'il y a des hypothèses additionnelles qui "ne sont pas simples à évaluer", alors il n'y a ni "véritable réfutation de la mécanique newtonienne" ni confirmation de la théorie eisteinienne. Sokal et Bricmont sont des savants de renom parce qu'ils savent chanter "Divine Einstein" et "Yes we all believe in relativity, relativity, relativity".

Pourtant, la confirmation de la théorie einsteinienne n'était qu'une fraude pure et dure:

http://alasource.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/01/index.html
"D'abord il [Einstein] fait une hypothèse fausse (facile à dire aujourd'hui !) dans son équation de départ qui décrit les relations étroites entre géométrie de l'espace et contenu de matière de cet espace. Avec cette hypothèse il tente de calculer l'avance du périhélie de Mercure. Cette petite anomalie (à l'époque) du mouvement de la planète était un mystère. Einstein et Besso aboutissent finalement sur un nombre aberrant et s'aperçoivent qu'en fait le résultat est cent fois trop grand à cause d'une erreur dans la masse du soleil... Mais, même corrigé, le résultat reste loin des observations. Pourtant le physicien ne rejeta pas son idée. "Nous voyons là que si les critères de Popper étaient toujours respectés, la théorie aurait dû être abandonnée", constate, ironique, Etienne Klein. Un coup de main d'un autre ami, Grossmann, sortira Einstein de la difficulté et sa nouvelle équation s'avéra bonne. En quelques jours, il trouve la bonne réponse pour l'avance du périhélie de Mercure..."

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/23/einstein-besso-duo-pour-un-eureka_1341703_3244.html
"C'est à ce moment de l'histoire que commence celle, méconnue, du manuscrit Einstein-Besso. Le physicien convoque son ami et confident suisse pour l'aider à mener les calculs et tester son ébauche de relativité générale sur un problème bien connu des astronomes : l'anomalie de l'orbite de Mercure. "Depuis la fin du XIXe siècle, on sait de manière de plus en plus précise que le périhélie de cette planète (le point de son orbite le plus proche du Soleil) avance un peu plus que le prévoient les équations de Newton : l'excédent est de 43 secondes d'arc par siècle, c'est-à-dire l'angle sous lequel on voit un cheveu à une distance d'un mètre, explique Etienne Klein. Einstein se dit simplement que sa théorie sera validée si elle prédit correctement cette "anomalie" de l'avance du périhélie de Mercure." Une part du manuscrit Einstein-Besso est consacrée à ce test crucial. Aux pages d'Einstein, des lignes d'équations, sans ratures, presque vierges de tout texte, succèdent celles de Besso, un peu plus hésitantes et annotées de nombreuses explications. Le résultat est calamiteux. Au lieu d'expliquer le petit décalage de 43 secondes d'arc par siècle, la nouvelle théorie propose une avance de plus de 1 800 secondes d'arc par siècle. Très loin de la réalité des observations astronomiques ! "Mais, un peu plus loin dans le manuscrit, les deux hommes se rendent compte qu'ils se sont trompés sur la masse du Soleil", dit Etienne Klein. Une erreur d'un facteur 10, qu'ils corrigent finalement, pour parvenir à un résultat moins absurde, mais toujours décevant : 18 secondes d'arc par siècle... Echec complet ? Un peu plus loin, en conclusion d'un tout autre calcul, Einstein écrit : "Stimmt" ("Correct"). "En dépit de l'échec de sa théorie à expliquer l'avance du périhélie de Mercure, Einstein croit avoir démontré autre chose, au détour d'une équation, décrypte Etienne Klein. En mai 1907, il avait eu l'intuition qu'une chute libre peut "annuler" un champ de gravitation. Ici, il pense avoir démontré qu'un mouvement de rotation peut, lui aussi, être considéré comme équivalent à un champ de gravitation. Il croit avoir généralisé son principe d'équivalence." Mais, plus de deux ans plus tard, Einstein comprend que son calcul était faux : il n'a rien généralisé du tout. C'est alors qu'il accepte d'utiliser dans sa théorie le premier tenseur, jugé trop complexe, que lui avait proposé Grossmann. Et en 1915, il teste ce nouveau tenseur sur l'avance du périhélie de Mercure. Cette fois, le résultat est le bon !"

http://www.weylmann.com/besso.pdf
Michel Janssen: "But - as we know from a letter to his friend Conrad Habicht of December 24, 1907 - one of the goals that Einstein set himself early on, was to use his new theory of gravity, whatever it might turn out to be, to explain the discrepancy between the observed motion of the perihelion of the planet Mercury and the motion predicted on the basis of Newtonian gravitational theory. (...) The Einstein-Grossmann theory - also known as the "Entwurf" ("outline") theory after the title of Einstein and Grossmann's paper - is, in fact, already very close to the version of general relativity published in November 1915 and constitutes an enormous advance over Einstein's first attempt at a generalized theory of relativity and theory of gravitation published in 1912. The crucial breakthrough had been that Einstein had recognized that the gravitational field - or, as we would now say, the inertio-gravitational field - should not be described by a variable speed of light as he had attempted in 1912, but by the so-called metric tensor field. The metric tensor is a mathematical object of 16 components, 10 of which independent, that characterizes the geometry of space and time. In this way, gravity is no longer a force in space and time, but part of the fabric of space and time itself: gravity is part of the inertio-gravitational field. Einstein had turned to Grossmann for help with the difficult and unfamiliar mathematics needed to formulate a theory along these lines. (...) Einstein did not give up the Einstein-Grossmann theory once he had established that it could not fully explain the Mercury anomaly. He continued to work on the theory and never even mentioned the disappointing result of his work with Besso in print. So Einstein did not do what the influential philosopher Sir Karl Popper claimed all good scientists do: once they have found an empirical refutation of their theory, they abandon that theory and go back to the drawing board. (...) On November 4, 1915, he presented a paper to the Berlin Academy officially retracting the Einstein-Grossmann équations and replacing them with new ones. On November 11, a short addendum to this paper followed, once again changing his field equations. A week later, on November 18, Einstein presented the paper containing his celebrated explanation of the perihelion motion of Mercury on the basis of this new theory. Another week later he changed the field equations once more. These are the equations still used today. This last change did not affect the result for the perihelion of Mercury. Besso is not acknowledged in Einstein's paper on the perihelion problem. Apparently, Besso's help with this technical problem had not been as valuable to Einstein as his role as sounding board that had earned Besso the famous acknowledgment in the special relativity paper of 1905. Still, an acknowledgment would have been appropriate. After all, what Einstein had done that week in November, was simply to redo the calculation he had done with Besso in June 1913, using his new field equations instead of the Einstein-Grossmann equations. It is not hard to imagine Einstein's excitement when he inserted the numbers for Mercury into the new expression he found and the result was 43", in excellent agreement with observation."

Pentcho Valev




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