Date: Jan 2, 2013 1:13 PM
Author: Pentcho Valev
Subject: Re: EINSTEIN OU POINCARE ?

Tendances suicidaires parmi les Einsteiniens: 

http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=10745
Jean-Marc Lévy-Leblond: "Déjà le principe de relativité se comprend mieux si on le détache de la forme nouvelle qu'il prit après Lorentz, Poincaré et Einstein, pour le ressourcer chez Galilée et Descartes. Mais surtout, l'examen de nombreux travaux des XVIIe et XVIIIe siècles, injustement oubliés, met en évidence une théorie particulaire de la lumière, en germe dans la physique newtonienne, qui ouvre des voies d'approche négligées vers la théorie moderne. Ces considérations contrebalancent utilement le point de vue ondulatoire traditionnel, et allègent ses difficultés."

http://www.amazon.fr/Avant-Einstein-Relativit%C3%A9-lumi%C3%A8re-gravitation/dp/2020672928
"Etrangement, personne n'est jamais vraiment allé voir ce que l'on en pensait "avant", avant Einstein, avant Poincaré, avant Maxwell. Pourtant, quelques savants austères et ignorés, John Michell, Robert Blair et d'autres encore, s'y sont intéressés, de très près. Au siècle des Lumières (si bien nommé en l'occurrence !), en Angleterre, en Ecosse, en Prusse et même à Paris, il est apparu que la théorie de Newton sous-tend une véritable optique des corps en mouvement. Emerge ainsi tout une préhistoire, longtemps occultée, des rapports entre lumière, relativité, gravitation... Ses résultats ne sont pas minces : de nombreux concepts, tests et effets considérés comme modernes s'y présentent déjà. Il s'agit en fait d'une théorie classique de la lumière, cohérente avec le principe de la relativité, donc comparable par anticipation avec la cinématique einsteinienne. La relativité d'Einstein a la regrettable réputation d'être difficile.. Ne remet-elle pas en cause des notions que l'on croit familières ? L'histoire ici reconstituée offre un nouveau chemin vers cette théorie subtile. C'est même un raccourci, qu'il est temps, cent ans après son apparition, de découvrir et d'explorer."

http://www.arte.tv/fr/La-relativite-a-l-epreuve/856858.html
Jean Eisenstaedt: "Michell est persuadé de l'universalité de la gravitation et que la lumière doit, comme tout autre corpuscule, y être soumise. Il en déduit, en cette fin du XVIIIe siècle, qu'un corpuscule lumineux, émis par une étoile animée d'une vitesse constante, va être petit à petit freiné et sa vitesse diminuée. À tel point que, si l'étoile est très massive, le corpuscule, telle une pierre jetée en l'air, peut s'arrêter dans sa course et retomber sur l'étoile. Aussi invente-t-il ces objets étranges que Pierre-Simon Laplace nommera «corps obscurs» (car leur lumière ne peut nous en parvenir) et qui s'apparentent aux trous noirs. En 1801, s'appuyant sur ces résultats vulgarisés par Laplace, l'astronome allemand Georg von Soldner en déduira qu'un rayon lumineux peut être dévié de sa course s'il passe près d'un corps pesant. Ses résultats ne sont aucunement différents de ceux d'Einstein, qui calculera le même effet en 1911."

http://www.decitre.fr/livres/La-relativite.aspx/9782842450199
Banesh Hoffmann, "La relativité, histoire d'une grande idée", Pour la Science, Paris, 1999, p. 112: "De plus, si l'on admet que la lumière est constituée de particules, comme Einstein l'avait suggéré dans son premier article, 13 semaines plus tôt, le second principe parait absurde: une pierre jetée d'un train qui roule très vite fait bien plus de dégâts que si on la jette d'un train a l'arrêt. Or, d'après Einstein, la vitesse d'une certaine particule ne serait pas indépendante du mouvement du corps qui l'émet! Si nous considérons que la lumière est composée de particules qui obéissent aux lois de Newton, ces particules se conformeront à la relativité newtonienne. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de recourir à la contraction des longueurs, au temps local ou à la transformation de Lorentz pour expliquer l'échec de l'expérience de Michelson-Morley. Einstein, comme nous l'avons vu, résista cependant à la tentation d'expliquer ces échecs à l'aide des idées newtoniennes, simples et familières. Il introduisit son second postulat, plus ou moins évident lorsqu'on pensait en termes d'ondes dans l'éther."

Pentcho Valev